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Côte d’Ivoire-AIP/ Tabaski 2021: Des ovins et des bovins en quantité suffisante à l’abattoir de Port-Bouët (Reportage)

Comme les années précédentes, l’abattoir de Port-Bouët (Abidjan Sud) est déjà très fourni en moutons et bœufs, selon le constat fait par l’AIP, le 18 juillet 2021.

Au niveau de l’approvisionnement, la disponibilité des bêtes est visible à partir du carrefour Akwaba et sur tout le prolongement de l’abattoir.

Selon le président de la coopérative des commerçants de bétail de la région des Lagunes, Toé Seydou, sur un objectif de 120.000 têtes, 85.000 moutons et 12.000 bœufs sont disponibles. Comparativement aux années précédentes, il estime que le niveau d’approvisionnement est très bas. Cette situation est due à la question sécuritaire avec la présence des terroristes au nord du Mali, explique M. Toé.

«70 % des zones occupées par les terroristes à savoir le nord du Mali et du Burkina Faso sont les zones de bétails. Les commerçants qui essaient de se surpasser pour aller chercher les bétails sont, soit dépouillés de leur fonds de commerce, soit agressés, voire tués et c’est déplorable », justifie-t-il.

Malgré ce niveau d’approvisionnement, tout le site de l’abattoir et ses environs sont bondés de bêtes. Les devantures des habitations du quartier de la Sicogi faisant face au centre commercial de l’abattoir sont envahies par les bœufs. Même, le chemin de fer est colonisé par ces bêtes où rodent plusieurs vendeuses de nourriture notamment de l’attiéké, du riz, de la viande. On y trouve toutes sortes de commerces y compris des établissements de transfert d’argent.

Les camions de convoyage des bêtes ont des difficultés à stationner car il n’y a plus de places, ce qui est à la base de l’embouteillage monstre qui commence à être observé dans les environs. La circulation est depuis samedi très difficile sur les axes menant à l’abattoir. Des embouteillages à n’en point finir sont observés depuis le grand carrefour de Koumassi jusqu’à la commune portuaire. Au total, 600 enclos ont été dressés par les services du district d’Abidjan pour accueillir les animaux.

Et plus de 5000 commerçants de bétail sont déjà sur le site pour écouler leurs bêtes.

«La foire est un peu difficile. Il faut être dans la filière pour comprendre certaines choses. Par exemple, la plupart des personnes qui sont ici ne comprennent que leur langue du pays, soit le Peuhl, le Moré et rarement du Malinké. Donc nous mettons à la disposition de ces commerçants des jeunes pour les accompagner à écouler leurs marchandises», a précisé le président Toé.

Source: Agence ivoirienne de presse